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Décidément rien ne sera épargné aux français en cette année 2020. Plongés durant de nombreuses semaines dans un confinement autoritaire en raison de l’absence de masques et de l’imprévoyance de nos dirigeants successifs, ils ont eu le droit, in extremis, de partir en vacances (du moins pour ceux qui en avaient les moyens) et de rejoindre les montagnes françaises ou les plages qui bordent nos côtes.

Espérant lors de cette permission voir enfin une éclaircie avant un automne apocalyptique pour l’emploi, ils ont été les témoins d’un été particulièrement meurtrier. En cause, non pas les incendies de forêts, mais l’ensauvagement d’une partie de la société et une série de crimes particulièrement répugnants. Ce fut ainsi l’assassinat de Philippe Montguillot, chauffeur de bus tabassé à mort à Bayonne par des racailles à qui il demandait le port du masque et la présentation d’un titre de transport. Ce fut ainsi la mort de Mélanie Lemée, jeune gendarme renversée volontairement à 140 km/h par un délinquant multirécidiviste, trafiquant de drogue et bien évidemment roulant sans permis de conduire. Ce fut aussi l’assassinat à Lyon d’ Axelle jeune femme renversée également volontairement et traînée sur 800 mètres. Mais la liste est interminable. Attaques mortelles au couteau pour un regard ou une cigarette, fusillades, règlements de comptes, assassinats à l’arme automatique, rodéos sauvages meurtriers,  agressions de policiers, de chauffeurs de bus, de pompiers, d’élus, de Maires, de simples citoyens, tabassages à plusieurs contre des personnes isolées pour un portable ou une simple réflexion, tirs de mortiers, émeutes, incendies de voitures, saccages de vitrines comme le soir de la finale de footbal PSG – Munich, etc etc… ce ne sont plus seulement les seuls quartiers dits « sensibles » des grandes villes mais l’ensemble du territoire qui est gagné par un véritable ensauvagement. Désormais la mort par violence gratuite peut arriver à tout moment et n’importe où même dans des petites villes ou des communes rurales jusque là épargnées.

Alors que matin, midi et soir on nous parle de « l’urgence climatique », prétexte à une écologie punitive et des décisions absurdes et loufoques déconnectées des préoccupations des français, il est plus que temps de parler de la première des urgences et de déclarer « l’urgence sécuritaire ». Il n’ y a pas un « sentiment » d’insécurité comme l’affirment les professionnels du déni, mais une explosion véritable de l’insécurité et de la délinquance. Les chiffres de l’observatoire de la délinquance sont particulièrement éloquents. Notre département de Seine-Saint-Denis est évidemment concerné au premier chef par cette explosion des violences et des chiffres de l’insécurité. Mais il n’est plus le seul…

Nous récoltons aujourd’hui les fruits amers de plusieurs décennies de politiques laxistes et de déconstruction menées aussi bien par des gouvernements dits de « droite » que de « gauche » qui, au final, n’ont fait que saper l’autorité de l’Etat et de la puissance publique. Les policiers de terrain ont raison lorsqu’ils dénoncent une impunité générale des voyous et des délinquants. Mais comment pourrait il en être autrement alors qu’au fil des ans les moyens alloués à la sécurité et à la justice ont été sacrifiés sur l’autel de la « rigueur » et des « économies » et pour gonfler le budget « social » ?  Comment pourrait-il en être autrement quand malgré les promesses de nombreux candidats, on n’a pas créée de nouvelles places de prison pour absorber l’augmentation du nombre de délinquants ? Comment pourrait il en être autrement quand un grand nombre de condamnations à la prison ferme ne sont pas exécutées, quand les amendes ne sont pas recouvrées, quand on n’expulse plus les nombreux délinquants étrangers ( merci la « Droite » ! ), quand on vote des lois de remise automatique de peine, et surtout quand depuis des années on casse l’autorité et la légitimité de la police ? Comment empêcher l’explosion de l’insécurité quand ceux qui sont les garants de la sécurité sont délégitimés et dénigrés par des campagne de presse calomnieuses faisant peser sur chaque policier une présomption de culpabilité ?

Les réponses à apporter à cette « urgence sécuritaire » découlent naturellement de ce diagnostic. Il faut avant tout mettre fin à cette insupportable impunité dont jouissent les délinquants et les racailles. Cela passera notamment par :

  • l’augmentation des moyens alloués à la police et à la justice par un redéploiement des crédits permettant l’augmentation conséquente des effectifs de policiers et des moyens matériels ( véhicules, équipements de protection, armement etc…) , l’augmentation du nombre de magistrats, de greffiers, etc… Mais avant tout un soutien moral et hiérarchique INCONDITIONNEL avec des ordres et des instructions claires faisant du respect de l’autorité et de l’ordre public LA priorité
  • la création au minimum de 15000 places de prison sur 5 ans
  • l’abrogation des lois relatives aux remises automatiques de peine, et l’exécution effective et immédiate des peines de prison ferme
  •  l’expulsion de tous les délinquants étrangers avec interdiction définitive de séjours
  • la réforme de la justice des mineurs
  • la création de nouvelles places dans les centres de rétention et la reconduite des clandestins dans leur pays d’origine
  • l’arrêt de l’immigration massive
  • la déchéance de la nationalité française pour les délinquants binationaux

Ces mesures ne sont pas évidemment pas exhaustives. Elles doivent participer, comme beaucoup d’autres, à la mise en place de toute une politique en rupture avec 30 ou 40 ans de laxisme et de déni.

Soyons clairs. Tous ceux qui ont mené notre pays dans lequel il se trouve sont les premiers responsables de l’ensauvagement. Inutile d’attendre quoi que ce soit d’eux. Ils n’auront ni la volonté, ni le courage, de faire demain ce qu’ils n’ont pas voulu, ni su, ni pu faire hier. Faire confiance à ces gens là, c’est être complice de cet ensauvagement. Vouloir sortir le pays du chaos dans lequel il se trouve, c’est faire confiance à ceux qui ont toujours mis la sécurité au coeur de leur programme, qui ont toujours condamné les mesures laxistes votées par la « droite » ou la « gauche » et qui n’ont aucune responsabilité dans cet effondrement. Il n’est pas encore trop tard pour enrayer cet ensauvagement. Les élections départementales et régionales de mars 2021 et surtout la présidentielle et les législatives de 2022 seront cruciales. Peut être les dernières avant que la situation devienne irréversible… Plus que jamais, tous les français attachés à leur pays doivent se rassembler pour sauver la Patrie en danger.

En cette rentrée particulièrement sombre, à nous de convaincre ceux qui n’ont pas encore franchi le pas pour être majoritaires demain. A nous de convaincre les citoyens de Seine-Saint-Denis, quels qu’ils soient, aux premières loges de cet ensauvagement, victimes et témoins, de nous rejoindre.

Sébastien JOLIVET

Délégué Départemental de Seine-Saint-Denis